PVT Canada, J+1 – Mon arrivée à Montréal

Des articles sur le vif, je n’en ai pas écrit tant que ça, mais c’est un exercice qui me plait et je serai amenée à en publier de plus en plus tout au long de cette aventure. Et puis c’est de ça dont j’ai envie, vous raconter mon voyage à chaud, sur l’instant, comme une lettre que j’aurais pu écrire à un ami, d’où la quasi absence de photos. J’avais surtout envie d’écrire.

Dimanche 29 mai – Montréal, il est 15h, la journée s’embellit crescendo. Elle a commencé pluvieuse, après une nuit réparatrice à deux pas de l’avenue du Mont-Royal. Je pensais (j’espérais, même !) faire une grasse mat’ jusqu’à pas d’heure histoire de me venger de la journée de voyage hyper crevante de la veille, mais non, rien à faire ! Impossible de dormir au-delà de 7h30. Pas grave, j’en profite pour me préparer et sortir, sous un ciel gris et une légère pluie pour acheter des croissants chez Mr Pinchot. Les rues se réveillent doucement, il n’y a personne à part quelques cyclistes. Je crois que je n’ai jamais marché à un rythme aussi lent pour aller à la boulangerie, j’aime tellement l’urbanisme, les habitations en briques, les panneaux de signalisation, les ruelles taguées, les trottoirs (!). Tout me semble beau. Et pourtant, ce n’est pas ma première fois à Montréal, mais revenir 5 ans après mon année passée au Québec, c’est comme retrouver ma chambre d’enfant. Cette impression que rien n’a changé, que tout est à sa place, on retrouve des souvenirs, des repères qu’on avait, on rigole en retombant sur un vieux bouquin étudié au collège, on sourit pour rien. Depuis ce matin, c’est ce que je ressens, j’en viens même à m’exclamer toute seule dans la rue quand je retombe sur une enseigne de magasin où je faisais mes courses (L’InterMarché !!), ou sur un écureuil à la sortie du métro 🙂

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La veille. Une journée de voyage, de 8h (CET) en montant dans le TGV, jusqu’à 21h (EDT, dans ma tête il était 3h du mat’) à l’instant où j’ai posé mon sac chez mon hôte sur le Plateau Mont-Royal. J’avais fait ma valise 3 semaines avant le départ, non pas que je sois une personne hyper-prévoyante, mais je voulais tester la technique du roulage de vêtements et puis j’ai fini par tout laisser dans le sac 😀

En revanche, le truc que je n’avais pas prévu, c’est d’aller récupérer mon nouveau passeport 3 jours avant le départ ! Le précédent n’avait pas encore expiré mais il allait jusqu’en février 2017, ce qui m’aurait accordé seulement 9 mois de PVT. J’avais donc décidé en février dernier de le renouveler, sans prévoir que ça allait être aussi long, d’autant plus que j’en avais besoin pour effectuer d’autres démarches : la demande d’AVE et l’ouverture d’un compte Desjardins en ligne depuis la France. Un conseil : s’y prendre de bonne heure ! Autre frayeur, ne pas avoir mon AVE à temps. Si comme moi vous en avez besoin avant de partir au Canada (petit rappel ici), la demande se fait en quelques minutes mais la réponse peut prendre plusieurs heures. Je l’ai obtenue à 16h48 en ayant fait ma demande en ligne à 10h50 : 6h de stress à me demander si je serai autorisée à monter dans l’avion 😀

Une journée de voyage qui aboutira à l’Immigration de l’aéroport Pierre-Elliott Trudeau de Montréal. Siège 34D, au fond de l’avion, j’étais la dernière à descendre. Un gros coup de fatigue et un manque de motivation à l’idée de faire la queue devant les douaniers m’ont retenue collée à mon siège jusqu’à ce que je n’ai plus d’autre choix que de quitter l’appareil. Finalement, je suis ravie de voir que l’aéroport est presque vide, nous ne sommes que 2 à attendre derrière la ligne jaune. « Next please », j’arrive devant l’agent et lui tends mon passeport et mes documents, LI, attestation d’assurance, preuve de fonds. Il me pose quelques questions de routine, jette un rapide coup d’œil à mes photocopies et me dit: « je vais imprimer votre permis de travail ». C’était expéditif.

Je marche vers la sortie et retire 40$ avant de me diriger vers le bus 747 (faite l’appoint ou achetez un ticket de bus) en direction du centre de Montréal. Il fait une lourdeur étouffante. Je m’arrête au terminus et prends le métro en direction de Mont-Royal. Le gentil cousin Nico m’héberge chez lui pour deux nuits (merci 🙂 ), il n’est pas encore rentré, la clé est dans la boite aux lettres comme prévu. Ma seule obsession : prendre une douche, je ne me souvenais plus que les étés québécois rendaient aussi collant.

Le lendemain, après le croissant et la chocolatine de la boulangerie Mr Pinchot, je ressors avec pour mission principale d’acheter un adaptateur. J’en trouve un chez Jean Coutu pour un peu plus de 3$ et continue ma balade, qui finira au Centre Culturel Georges-Vanier, où a lieu le Salon du livre anarchiste. Après avoir déambulé entre les stands et survolé quelques quatrièmes de couverture, je rejoins Nico pour déguster une poutine (j’étais obligée !) à La Banquise, la « Miam » est terrible !

Il n’est que 22h lorsque l’on retourne à l’appart, mais je suis exténuée. Au programme du lendemain, prendre mon covoiturage pour Québec où je passerai 2 nuits dans le quartier de Saint-Roch avant de commencer ma première mission Workaway en auberge. Ce sera ma première expérience dans l’hôtellerie (légère appréhension) et ma première expérience en volontariat. Avant de vous en parler sur le blog, je ferai des snap régulièrement (id : flyingdowntown), et pour me suivre facilement sur tous mes réseaux sociaux, il y a toujours #SouroureOCanada ! 😉

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