Cuba: une île figée dans le temps

Avant de vous en dire plus sur les endroits que j’ai eu l’occasion de visiter, j’avais envie de vous donner mes impressions globales, une sorte d’avant-goût.

J’ai eu l’occasion de faire ce voyage à Cuba l’été dernier, à l’est de l’île, alors que je vivais à Québec. Je suis d’abord arrivée dans le village de Guardalavaca, puis j’ai décidé de descendre vers le sud, en direction de Santiago de Cuba, au bord de la mer des Caraïbes. Alors, cette atmosphère, comment la décrire ?…

Eh bien je dois dire que Cuba, c’est très particulier. Un particulier ni positif, ni négatif, mais plutôt interrogateur. Je n’ai pas eu cette impression dès mon arrivée, mais progressivement, d’abord en prenant le temps de me balader à vélo dans le petit village de Guardalavaca et de pédaler au gré de la campagne. Croiser les regards des vendeurs de fruits au bord des routes, entendre des « holà » rieurs, admirer la vallée au loin et sentir les premières gouttes tomber, annonçant une averse soudaine, car oui, c’est la saison des pluies! Vite, pédale, accélère! Trop tard, tu es trempée ma grande! Pas grave, une petite douche par cette chaleur, c’est pas désagréable ! Et petit à petit, le sentiment que j’avais se fait plus précis: j’ai l’impression d’être dans une île figée dans le passé. Ce n’est pas un jugement, juste un constat. Car oui, on peut facilement avoir cette impression d’être plusieurs décennies en arrière. Trêve de bavardages 🙂 voici mes quelques photos des vallées de palmiers et de la campagne cubaine.

vallée_palmiers_holguin voyage

vendeur_de_fruits_cuba

Quelques jours avant cette balade à vélo…

Sur la route en partant d’Holguin, en direction de Guardalavaca, les yeux collés aux vitres du bus, j’admire les paysages. Les vallées de palmiers verdoyantes, les champs de bananiers, j’aperçois une charette tractée par un cheval (ou était-ce plutôt une mule ?!), et plus loin… tiens, je vois une de ces vieilles américaines! Celle-là est bleue turquoise. Elle se fait discrète derrière ces buissons de fleurs d’un fuchsia éclatant, qui contrastent magnifiquement avec la couleur de la voiture. La première que je vois, et pourtant je ne suis pas à La Havane mais en pleine campagne. Voilà, c’est le début d’un dépaysement… temporel.

vielle_américaine_cuba

Je me sentirais presque dans la peau de Marty McFly qui sort de sa Delorean ! D’autant plus qu’en traversant la ville d’Holguin au début de ce trajet en bus, les routes étaient bordées de panneaux énormes affichant les visages de Fidel Castro durant ses jeunes années et de l’immuable Che, coiffé de son béret noir. On peut y lire « heroica siempre » ou « patria o muerte ». Les restes de la révolution sont omniprésents et donnent une étrange impression de stagnation, comme si rien n’avait bougé…

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